LA CAPTIVITE EN ALLEMAGNE

La Direction départementale souhaite évoquer d'autres aspects de la captivité en Allemagne ; à noter qu' une page est consacrée, sur ce site, au systéme concentrationnaire.

LES PRISONNIERS DE GUERRE

Aprés l'armistice du 17 juin 1940, plus d'un million de soldats français restent en Allemagne en captivité pour une durée indéterminée. Enfermés dans des camps de prisonniers (stalag ou oflag), leur sort est trés différent selon leur affectation. S'il est possible d'observer des situations acceptables dans le monde agricole, les conditions de travail dans l'industrie sont souvent très difficiles. Les prisonniers de guerre conservent un statut militaire et leur uniforme. Leurs conditions de captivité vont se dégrader durant la période, au fur et à mesure de l'augmentation des évasions et devant une mauvaise volonté de plus en plus évidente dans l'accomplissement du travail quotidien. A partir de 1942, les Allemands créent des camps diciplinaires pour dissuader les rebelles. Ces camps d'internement s'avèrent alors particulièrement durs, même selon les critéres de l'époque. Les plus célébres sont Graudenz et Rawa - Ruska.

1945, les pères de famille rentrent enfin chez eux

LE SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE

 Face aux besoins engendrés par une guerre qui s'étend et confrontées à la difficulté d'utiliser les prisonniers de guerre, les autorités allemandes confie à SAUCKEL le soin de faire venir en Allemagne de la main d'oeuvre en provenance de France. Aprés avoir utilisé des mesures financiéres attractives, doublées de la mise en place d'un chômage artificiel dans l'industrie, celui - ci, en collaboration avec le gouvernement de Vichy, lance une opération de propagande appelée " la reléve". Elle propose aux jeunes gens de partir en Allemagne afin de remplacer les prisonniers de guerre chargés de famille, sur la base de d'un prisonnier libéré pour deux travailleurs volontaires ; cette promesse ne sera pas suivie d'effet et le maigre enthousiasme s'essouffle vite. Devant l'échec de cette mesure et devant les demandes de SAUCKEL, le gouvernement de l'état français promulgue la loi du 4 septembre 1942 qui permet les réquisitions de spécalistes, de techniciens et d'ouvriers qualifiés. Toutefois, cette opération conserve l'appellation de relève. Le Service du Travail Obligatoire, né de la loi du 16 février 1943, adopte en tout point une forme suscitant une ambiguité avec le service militaire. Face à l'impopularité de la mesure et au grand nombre de réfractaires, les autorités françaises et allemandes vont multiplier les rafles et la répression.

Si le statut des requis prévoit le versement d'un salaire, dans les faits, il n'en est rien. Enfermés dans des camps, ils travaillent dans des usines ou des chantiers de l'organisation Todt , dans des conditions difficiles, aggravés par des problêmes d'hygiéne et de malnutrition. Ce régime ira en s'aggravant au fur et à mesure de l'évolution du conflit.

 

Requis du S.T.O. devant un baraquement 

Vous pouvez consulter le mémorial des Gersois morts durant leur captivité ou des suites de celle - ci :

- Les prisonniers de guerre

- Les victimes du travail forcé

 

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